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mercredi 4 novembre 2015

L'Expérience de... Voyager pieds nus, c'est possible! - juliedebert.

Voyager pieds nus, c'est possible



Comme tous ceux qui tentent l'aventure du cheval pieds nus, j'ai beaucoup entendu qu'au delà de courtes balades, voyager sans fers était impossible. Or l'été 2014, mon cheval Inal a achevé avec succès une traversée de l'Ouest de la France, 1200 km en 22 jours, soit un rythme de quasi 55km par jour en moyenne, avec beaucoup de bitume, pieds nus. Comment cela est-il possible ? Je n'ai pas de réponse générale qui satisferait tout le monde, ni de formule magique, je peux seulement partager mon expérience et ainsi donner quelques pistes de réflexion pour ceux qui s'intéressent à la question.

Tout d'abord un petit retour en arrière, à l'époque où j'ai acquis Inal, entier de deux ans. Un cheval de race Kabarde, avec d'excellents pieds, ronds, plutôt grands et durs. J'ai d'emblée décidé de tenter l'expérience de le laisser vivre et travailler pieds nus,  cela me paraissait plus naturel et cohérent avec mon état d'esprit. Tout d'abord je veux être claire: je n'ai rien contre les fers, je ne suis pas de ceux qui ne jurent que par les pieds nus et dénigrent tout intérêt aux fers. Je le dis haut et fort, si l'un de mes chevaux en a un jour vraiment besoin, je le ferrerai. Par contre, je trouve aberrant de ferrer sans réfléchir à la nécessité de le faire, sans comparer pour son cheval les avantages et inconvénients de cet acte qui n'est pas anodin, même s'il est devenu coutumier.

Inal n'a donc jamais été ferré. Pour les parages j'ai rapidement demandé au maréchal ferrant de me former très sommairement : savoir quoi contrôler, quoi regarder, et comment me positionner pour parer sans m'abîmer le dos. Mon cheval ayant des pieds au départ bons et sans problème majeur d'aplomb, c'était plutôt facile. J'ai complété cette formation par la lecture d'ouvrages de parage dit « naturel », dont le résumé est simple : le cheval marche sur TOUT son pied : paroi, sole, fourchette, contrairement à la vision classique du maréchal ferrant qui pense qu'il marche sur la paroi. Si le cheval marche sur tout son pied, il faut éviter de laisser pousser trop la paroi, pour que la sole soit bien au contact du sol. En gros, en parant, on met la paroi au niveau de la sole et on vérifie que le pied est équilibré. Rien de bien sorcier. Au pire si l'on n'a pas l'œil on utilise un double décimètre. Beaucoup de personnes hurlent lorsqu'on prétend pouvoir parer soi-même son cheval. Il y a toujours de bons penseurs pour rabâcher « à chacun son travail ». Que ceux qui le clament l'appliquent pour eux-même, moi je pense qu'un propriétaire, surtout s'il a des envies de voyage en autonomie, doit savoir faire lui même l'entretien de son cheval, soins des pieds et vétérinaires inclus.

Pied à mi-chemin
Pour moi la plus grande difficulté lorsqu'on décide de travailler avec un cheval pieds nus, c'est qu'il faut impérativement changer sa propre mentalité de cavalier: renoncer à pouvoir utiliser le cheval à n'importe quelle allure sur n'importe quel type de sol. Par exemple, on ne le fera pas galoper sur des chemins en pierre, mais au juste, avait-on réellement le droit de le faire avec des fers ? Est-ce qu'en ferrant son cheval, on n'a finalement pas pris l'habitude d'abuser de son insensibilité pédestre pour faire un peu n'importe quoi avec ? Le cheval pieds nus sait nous dire stop quand on va trop vite sur tel type de terrain. C'est finalement un bon garde fou puisqu'il est sensible du pied si l'on le pousse trop loin et donc dit stop avant d'abîmer le squelette.

Il faut aussi, quand on monte un cheval pieds nus, avoir la patience de laisser les pieds durcir progressivement pour pouvoir évoluer sur tous les terrains. La nature équipe le cheval en fonction de son environnement: de même qu'il fait plus de poils l'hiver dans les climats plus froids, il durcit plus son pied s'il est sollicité sans fers sur sol dur.

Enfin, il faut considérer tout l'environnement du cheval, certains types de vie (box notamment) ne permettent pas d'avoir un cheval pieds nus qui puisse évoluer sur du travail long et rapide sur tous terrains: l'idéal étant une parcelle avec un sol varié, dont des passages en pierre, ou, si le cheval est dans un champ bien tendre, de le sortir très régulièrement sur des sols variés et durs.

Pied à mi-chemin
La plupart des cavaliers n'ont pas la volonté d'offrir cet environnement au cheval, d'avoir la patience nécessaire à l'obtention d'un pied nu apte au travail demandé et de renoncer à trotter et galoper sur les mauvais sols. D'où les nombreux échecs du passage aux pieds nus qu'on peut entendre ou lire ça et là. Enfin, il existe aussi des chevaux dont les pieds sont naturellement fragilisés: à force de faire se  reproduire des chevaux aux mauvais pieds, on récolte parfois le pire.

A mon avis, tout cheval ayant des pieds sains, un cavalier motivé prêt à offrir à son cheval les conditions de la réussite, peut randonner pieds nus, voire voyager sur du long et rapide comme nous l'avons fait avec Inal.

Lors de notre voyage de 1200 km, j'avais au départ prévu d'utiliser des hipposandales pour une partie du trajet, car l'objectif de ce voyage était de montrer les capacités d'endurance des chevaux Kabardes, et non d'effectuer un exploit pieds nus. Malheureusement, les sandales ont blessé mon cheval aux glomes au bout de deux jours. J'ai donc décidé de lui faire poursuivre la route pieds nus. Les trois autres cavaliers qui voyageaient avec moi avaient ferré leurs chevaux. Heureusement, nous étions sur la même longueur d'onde, puisqu'ils cherchaient aussi toujours le meilleur sol pour leurs chevaux. En effet, le voyage use aussi bien les fers qu'il fatigue les membres, alors, cheval ferré ou pas, il faut impérativement rechercher les bons sols. Nous avons donc aussi souvent que possible évolué sur les bordures herbeuses des routes, sur les chemins (rares finalement en voyage), mais il y avait également une part importante de bitume. Le pire pour le cheval pieds nus, ce sont les sols en-cailloutés. Le bitume lisse ne lui pose pas vraiment de problème, si l'on reste au pas bien sur.

Le plus important reste toujours d'être très à l'écoute du cheval. Il sait dire lui même s'il a mal aux pieds (comme pour le reste d'ailleurs), il apprend très vite à modérer lui même son allure selon le sol, et il faut lui faire confiance.

Il faut ensuite accorder un soin tout particulier aux pieds lors des étapes, voire même à la pause du midi. Là où pour le cheval ferré on se contente souvent de vérifier la tenue des fers, pour le cheval pieds nus il faut minutieusement inspecter le pied, à la recherche d'usure plus prononcée d'un côté que de l'autre,  à rétablir à la râpe, et à la recherche de petits cailloux pouvant se coincer dans la ligne blanche, et s'immiscer dedans un peu plus à chaque pas, formant un trou qui pourra poser problème par la suite. Il faut vérifier que ni la sole ni la fourchette ne souffrent quand on tapote dessus avec un cure pied. On vérifie aussi bien sur toute chaleur suspecte et l'absence de boiterie.

Le pied nu bien paré, par contre, présente rarement des pourritures de fourchette. Celle-ci, surtout quand le cheval avale les kilomètres chaque jour, est saine et ne demande aucun entretien.

On me demande souvent comment c'est possible d'avoir avalé ces kilomètres, étant donné la rapidité d'usure des fers dans ce type de trajet. Effectivement, les chevaux ferrés qui nous ont accompagnés ont usé deux jeux de fers, tellement fins au bout de quelques jours que certains se sont fendus. Eh bien la réponse est simple : les pieds nus ne s'usent pas du tout comme les fers des chevaux ferrés. Et heureusement ! Mais c'est tout à fait logique, il y a beaucoup moins d'amorti à chaque pas avec un fer métallique qu'avec un pied souple et mobile. Comme pour nous, les semelles de nos chaussures s'usent, alors que les hommes marchant pieds nus ne perdent pas le dessous de leurs pieds, au contraire, ils fabriquent de la corne pour être plus efficaces. On croit souvent que le cheval use ses pieds, mais ce qu'il use, c'est la paroi rigide, lorsque celle-ci est trop longue. Si sa paroi est au niveau de la sole et la sole bien préparée à l'effort, il n'y a pas de raison pour que le pied soit entamé... croire que le pied s'entamera comme le fait le fer est un raccourci mental un peu précipité.

L'expérience de ce voyage pieds nus est une expérience isolée qui n'est pas une preuve pour l'ensemble des chevaux: au mieux on peut en déduire que voyager pieds nus sur du long et rapide est possible pour certains chevaux dans certaines conditions.

Mais c'est déjà pas mal. Car en matière de voyage à cheval, nous sommes sans cesse dans l'obligation de faire des choix, d'où découle une forte responsabilité vis à vis du bien être de celui qui nous porte. Cela suppose toujours une très forte remise en question. Je pense que le pire ennemi du cheval, c'est l'effet de croyances non réfléchies et appliquées bêtement. En matière de pieds, croire que le fer est la panacée est aussi stupide que croire que le pied nu est la panacée. Chaque couple cheval cavalier, en fonction de ses objectifs, en fonction de son mode de vie, est unique et exige des choix cohérents. Il vaut mieux se tromper et rectifier le tir plutôt que de suivre un protocole lu ou appris quelque part et ne pas en démordre, malgré les signes clairs qu'envoie le cheval. Je crois que tout cavalier capable de cette remise en question pourra effectuer ce que l'avis général qualifie d'impossible.

 Juliedebert

samedi 27 juin 2015

L'Expérience du... Polo en Angleterre - Ice Queen.

Initiation d’une cavalière « Frenchy » au Polo !




Aujourd’hui j’aimerai vous faire découvrir une expérience que j’ai eu la chance de vivre durant un séjour de quelques mois à Londres….


Fraîchement débarquée de mon sud ouest toulousain, j’atterris dans ce beau pays qu’est l’Angleterre, qui dit Angleterre, dit forcément cheval et par voie de conséquence ce sport méconnu en France mais très populaire outre Manche: le Polo!

Au départ, simple spectatrice incrédule devant la rapidité et la souplesse de ces petites formule 1 croisées entre des Pur Sang Anglais et des Criollos Argentins, j’ai eu l’incroyable opportunité de prendre une leçon au Polo Club de Londres: Le Ham Polo Club.

Pure cavalière classique, je ne savais pas trop comment j’allais me débrouiller avec un maillet à la main et surtout taper dans la balle sans heurter ma très sympathique monture du jour!

Petite explication d’abord sur le polo et sur quelques règles:

Le polo est donc un sport d’équipe composé de 4 joueurs. Le temps de jeu est divisé de 4 à 8 « chukkas » durant environ 7m30 chacune avec entre 3 min de pause pour changer de monture.  Le but du jeu est de marquer des buts (goal) matérialisés par deux poteaux séparés de 7m30.
La règle est donc simple il faut marquer en tapant dans une balle en plastique à l’aide d’un maillet en bois et bambou, cependant sans interrompre la trajectoire de la balle car cela est très dangereux!
Il y a un arbitre en général deux qui surveillent le bon déroulement de la partie et remettent en jeu les balles.
Voilà pour la présentation générale de cette discipline.

Passons à l’initiation:

Déjà pour commencer nous nous entraînons au sol à taper les balles puis sur des chevaux de bois pour taper en hauteur en coup droit et en revers comme au tennis!
Chose assez utile car ensuite c’est en mouvement qu’il va falloir viser ! Première sensation avec le maillet, verdict c’est lourd ! Et le bras droit doit être très musclé car la main gauche tient les rênes.

 

Ensuite, on m’amène ma jument. Grosse frustration je n’ai pas pu la préparer, il ne faut pas oublier que c’est un sport assez élitiste et que les joueurs en général ont un piquet d’au minimum 4 chevaux plus un groom qui s’en occupe et qui entraîne chaque jour les « ponies ». Donc le groom me mets en selle et là petite mise au point avec le coach : ma tenue des rênes n’est pas bonne, je tiens mes 4 rênes comme une bride! Messieurs dames, c’est un blasphème au polo!  Les rênes se tiennent avec le flot passant sous la paume et non au dessus de la main comme en classique…

On tourne exclusivement en rêne d’appui car toutes les rênes sont dans la main gauche.  Je fais connaissance tranquillement avec mon cheval qui est très bien dressé et très léger dans les aides.
 
Courbe très serrée, arrêt, départ au trot, puis petit galop sur le grand terrain en herbe, juste magique!!!!

Je commence à shooter au pas, pas facile mais je prends le coup de main puis au trot et je tente en fin de séance au galop loupé mais c’est pas passé loin ! Je n’ai pas tapé mon cheval avec le maillet ouf ! et les balles d’entrainement sont plus grosses et beaucoup plus molles que les balles de match qui sont presque aussi dures qu’une balle de golf.

Je ressors de ma séance juste émerveillée, les chevaux sont extrêmement aux ordres, pas du tout chaud contrairement à ce qu’on pourrait croire mais on sent très bien que si on appuie sur l’accélérateur ça envoie!

Finalement, le dressage doit être parfait car il faut pouvoir ralentir très vite et faire demi tour dans un galop très soutenu.

Ce sport est très ludique et finalement on laisse de l’autonomie au cheval car le joueur est concentré sur le fait de taper dans la balle et parfois c’est assez acrobatique!

Comme me l’ont confirmé certains joueurs de haut niveau que j’ai croisé là-bas, le cheval fait 80% du jeu, si le « pony » n’est pas bon, le match sera perdu.
Il ne suffit pas d’avoir que de la frappe et de l’adresse mais il faut surtout un bon cheval rapide, maniable et avec beaucoup d’équilibre ayant le sens du jeu.

Si vous avez un jour l’opportunité de vous essayer au polo, foncez! Le jeu en vaut la chandelle (ou le maillet comme vous voulez ;-) )



Ice Queen

samedi 2 mai 2015

L'expérience de.... Bénévoles aux JEM!


Pour la première fois de leur histoire, les Jeux Equestres Mondiaux étaient accueillis, en 2014, par la France. 

Des milliers de volontaires ont soumis leur candidature pour être bénévoles et avoir l’opportunité de vivre cet évènement de l’intérieur. Au final, un peu plus de 3000 ont été sélectionnés pour faire partie de l’aventure… parmi eux plusieurs forumeurs d’1cheval.com!

 Goodnightmoon, Camboui21, Marine30, Ruben, Quik’n’Toast, alentine, ipso14…ont ainsi rejoint l’équipe des “petits hommes (et femmes) verts” et se sont démenés pour faire en sorte que ces JEM se déroulent le mieux possible, aussi bien pour les compétiteurs que pour les spectateurs, les VIP, les médias ou les autres bénévoles. Et ça n’a pas été facile tous les jours…



Goodnightmoon – Affectée aux écuries du Haras du Pin

"Notre mission était d'aider les grooms et cavaliers à décharger les chevaux et le matériel, de les accompagner à la visite véto et ensuite de les installer dans leur boxes et de répondre au mieux aux différentes demandes qu'ils pouvaient avoir.

La première à arriver sur place était la cavalière biélorusse, avec sa groom (et son magnifique cheval "Passat"
). Choc des cultures, elles arrivent avec une voiture et un van hors d'âge. Très peu de matériel, si ce n'est le strict nécessaire. Enorme contraste avec les Canadiens qui sont venus avec 2 poids lourds remplis de caisses de matériel.

Au fur et à mesure des arrivées, les écuries prennent vie et se décorent. J'aurais adoré pouvoir faire quelques photos mais malheureusement c’était interdit. Chaque équipe prend soin de personnaliser son coin d'écurie, les mascottes aussi prennent leur place. On se rend compte de tous les rituels et superstitions qui accompagnent ces grands athlètes.

Avec d'autres bénévoles britanniques et françaises nous préparons les boxes en copeaux ou paille selon les demandes. Malgré la tâche difficile et ingrate, nous gardons le sourire et en profitons pour perfectionner notre anglais, comment dit-on "copeaux" en anglais? "Wood ship" qui, au fur et à mesure des boxes se transforme en "wood shit". Grand moment de fous rires avec nos homologues anglaises et quelques grooms qui passaient par là. 

Au détour d'une allée, je croise William Fox Pitt ou encore Mickael Jung, je me sens vraiment privilégiée d'être aux écuries. Etre dans l'intimité de tous ces champions c'est très enrichissant humainement parlant. Je peux également assister aux détentes, aux entrainements, et j'ai adoré voir les grooms emmener plusieurs fois par jour leurs chevaux brouter pendant plusieurs heures.
Il régnait dans ces écuries une vraie bonne ambiance, saine, de franche camaraderie entre cavaliers heureux de se retrouver, et de gentillesse.

Absolument tous les membres des fédérations ont été adorables avec nous, malgré parfois la barrière de la langue ou de la culture, malgré le stress et les drames qui sont venus endeuiller ce concours complet.
Je ne garde que d'excellents souvenirs de cette expérience. Ni les journées interminables (souvent 7h/23h), ni les couacs de l'organisation, ni l'impolitesse de certains spectateurs, ni la voiture embourbée dans le parking ne pourrait ternir l'incroyable aventure humaine qu'ont été ces jeux pour moi.

J'ai fait des rencontres géniales (je pense à Marine30, Camboui, Rando61) , j'ai énormément appris, j'ai assisté à un spectacle exceptionnel . Rien que pour ça je suis prête à repartir en 2018 chez nos cousins à l'accent étrange, hein Marine?
"


Ruben – Affectée au Centre International des Médias au stade D’Ornano

"Notre principale mission, au Centre International des Médias, étaient d’accueillir les journalistes et photographes accrédités et de faire en sorte qu’ils puissent travailler dans les meilleures conditions possibles.


Nous étions chargées de mettre à leur disposition tous les supports nécessaires – listes d’engagés, résultats, classements – mais aussi de les renseigner sur les horaires, les navettes, parfois de leur réserver des taxis, de répondre aux demandes les plus incongrues ou de recevoir leurs critiques… Bien souvent dirigées vers l’organisation. Le tout avec le sourire, dans la bonne humeur et ‘in english please’ !


Derrière ces tâches se cachaient des à-côtés bien plus mémorables : tous les médaillés de complet et de CSO sont passés chez nous… les nombreuses visites de Patrice Delaveau et l’arrivée de l’équipe de France fraîchement médaillée d’argent resteront sans aucun doute des moments forts pour moi. Sans oublier les Hollandais arrosant leur médaille d’or au bar à huîtres situé juste en face du stade.

J’ai également eu l’opportunité de passer du temps au paddock et de découvrir les coulisses : la détente des chevaux, la récupération active, le débriefing avec l’entourage, la camaraderie qui peut exister entre les cavaliers et le peu d’entrain de certains d’aller affronter les médias… Malgré les demandes insistantes des bénévoles!

Pendant mon temps libre, j’ai pu largement profiter de la compétition et je garderai longtemps en mémoire l’émotion très forte habitant le stade pendant le parcours de CSO de Rodolphe Scherer… Le public retenant son souffle au passage des cavaliers français de CSO… La tension palpable pendant la finale, suivie de la déception pour Patrice mais aussi de la joie pour Jeroen Dubbeldam.


Une bonne ambiance régnait au sein de notre équipe internationale – France, Canada, Royaume-Uni et Venezuela étaient représentés -, et ce n’est pas sans une pointe de nostalgie que nous nous sommes quittés au soir de la dernière journée de compétition…non sans avoir arrosé dignement cette quinzaine.

Malgré les couacs de l’organisation, je ne regrette pas une seconde d’avoir participé à cette aventure. Ce fut une expérience unique, qui m’a permis de côtoyer l’élite du sport équestre, d’assister à une compétition fantastique et, surtout, de faire la connaissance de bénévoles (amateurs et professionnels) formidables."


[Très en retard dans la publication de cet article, mais qui a parfaitement sa place ici, et peut-être donnera des ailes à d'autres forumeurs? Merci encore à Goodnightmoon et Ruben pour partager avec nous cette fantastique expérience! C'est grâce à des gens comme vous que les JEM ont pu se dérouler et permet au sport d'avancer! SBR]