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samedi 5 septembre 2015

Pour les Nuls... Histoire d'une Dissertation, I - Sa_Black_Rah.

26 mars 2014 : 

Nous sommes déjà fin Mars. En Grande-Bretagne, chaque étudiant en sciences doit rendre (ou devrai-je dire pondre?) sa dissertation sous peu. Les étudiants de bachelor (équivalent niveau licence) doivent en général rendre leur projet vers Avril. En master, nous avons une année de cours à plein temps, et notre dissertation doit être rendue fin Septembre de l’année suivante (les précédentes sessions avaient bien plus de temps… Mais pour des raisons x et y, on nous laisse de moins en moins de temps !). Je suis chanceuse : je suis à mi-temps. Ce qui veut dire que j’ai jusqu’à deux ans pour rendre mon projet (et les cours sont étalonnés sur deux années au lieu d’une). Il n’empêche, c’est du travail!

Alors, qu’est ce qu’une dissertation? L’idée, c’est de nous mettre dans la peau d’un chercheur. Selon nos intérêts (ou le projet qu’on se voit imposer, ce qui est le cas des étudiants qui ont l’ATM et dont les frais de scolarité sont financés par une entreprise privée), on peut faire un peu de tout : parasitologie, génétique, nutrition, reproduction, etc.

Quant à moi, je cherche à me spécialiser en biomécanique et comportements équins. Autant dire, que dans ma fac, je n’ai pas choisi ce qu’il y a de plus facile!

Cela fait plus d’un an que je réfléchis à mon projet. J’ai déjà lu énormément sur le sujet (probablement une bonne soixantaine de publications faites sur le sujet). Et puis un jour, j’ai eu une révélation: le débat du rollkür agite la scène internationale depuis des années. L’idée de mesurer la tension des rênes et de chercher un « gold standard » a été mentionnée par plusieurs chercheurs. Donc oui, il y a des publications sur le sujet. Mais rien n’a encore été fait à une plus grande échelle (plus de 15 chevaux). J’ai donc muri mon idée plusieurs semaines avant de m’en aller voir ma tutrice et de lui soumettre mon projet.

Rendez-vous a donc été pris: je lui expose mon idée. Sa réponse « cela m’a l’air très bien, mais il faut maintenant que tu ailles en parler à D. qui est davantage spécialisée là-dedans ». Je prends donc rendez-vous avec cette prof’. Après des heures et des heures de préparation, je vais donc la voir. Dans ce genre de situations, mieux vaut être préparée. Pas la place pour des doutes ou des approximations. Il faut y aller franco « voilà mon idée, ceci est mon hypothèse, cela est ce que je veux prouver, et voilà comment on s’y prend pour y arriver ». Allélujah! Mon projet a l’air de lui plaire, et voilà donc mon petit papier signé, qui sera ensuite transféré au professeur en charge des dissertations de master.

Ceci est donc mon journal de bord, pour vous faire part de mes avancées dans mon projet. Pour simplifier, mon idée est la suivante: je vais utiliser une caméra ainsi qu’un tensiomètre afin de mesurer les données suivantes : tension des rênes, impulsion, position de la tête par rapport à la verticale, et peut-être la répartition du poids (il faut encore que je creuse ce dernier point). Chaque cheval devra passer 8 fois devant la caméra au trot après une détente: quatre fois sur des rênes longues (deux fois à chaque rêne), et quatre fois en ayant le cavalier prenant le contact. Le cavalier devra après chaque passage répondre à un petit questionnaire avec des questions type: comment était la position du chanfrein par rapport à la verticale, quel tension aviez-vous avec la bouche du cheval (non-existante, légère, moyenne, lourde, très lourde), etc. Répéter cela sur 40 à 50 chevaux (visons grand!).

Maintenant, où j’en suis où jour d’aujourd’hui: j’ai écrit ma partie « material and methods » (grosso modo, le protocole), qui est déjà partie pour une première série de corrections. Inutile de dire que c’est revenu surligner de partout et que j’ai une liste longue comme un bras de choses à changer! Ensuite, parlons finances: la fac ne me finance pas (et oui, c’est la crise). Autrement dit : démerde a ou pour te payer les équipements nécessaires ! Entre la caméra (un appareil photo qui filme à 60 images par seconde en HD), j’en ai eu pour un peu moins de 300€, le tensiomètre quant à lui, commandé aux Pays-Bas m’a coûté 700€. J’avais regardé pour faire mon propre tensiomètre, mais après avoir regardé le prix des « load cells », j’en suis venue rapidement à la conclusion qu’il serait plus intéressant d’acheter le Rein Tension Device Pro chez Centaur (qui est prêt à l’emploi, et a été développé pour être utilisé par des cavaliers et chercheurs). Tout cela a donc été commandé lundi. L’appareil photo et le tripod devraient arriver dans les prochains jours. Le tensiomètre devrait être là d’ici une quinzaine de jours. D’ici mi-avril, je devrai être capable de réaliser mon étude pilote pour me familiariser avec les équipements.
Aujourd’hui, je me suis donc contentée de faire des corrections supplémentaires à mon protocole.

Prochaine étape : écrire mon introduction… Ô joy!

Une idée des distances...
31 Mars 2014 : 

J’avance à petit pas… J’ai finalement reçu l’appareil photo (qui filme à 100 images par seconde). Je suis donc passé aux écuries hier pour faire mes calculs de distances. En gros, il faut que je sache à combien de mètres je dois placer l’appareil afin de pouvoir filmer une distance de 7 mètres. Après avoir bidouillé avec le tripod pendant 5 minutes, il semblerait qu’il me faille une distance de 4,3 mètres!

Mon copain s’est également amusé à jouer avec l’ordinateur et a installé un logiciel qui pourra augmenter le nombre d’images par seconde (car oui, j’aurai pu acheter un appareil plus puissant en la matière, mais le budget n’est pas du tout le même, et n’ayant pas l’intention de vendre mon deuxième rein, le Panasonic devra faire).

Je continue mes lectures. J’en suis déjà à 63 études… Inutile de dire que je redoute l’écriture de la literature review où il va falloir organiser tout ça! Surtout qu’il m’en reste encore quelque uns à ajouter à cette longue liste! Saviez-vous qu’il y moins d’accidents avec les chevaux qu’il n’y en a avec les vaches et les chiens?


samedi 11 juillet 2015

Pour les Nuls... Saddle Fitting: les Amortisseurs en Question - Ice Queen.

[ Une nouvelle série d'articles à venir chers lecteurs... Pour beaucoup d'entre nous, trouvez LA selle idéale peut rapidement tourner au cauchemar! Voici donc quelques points qui vous aiderons sans doute! ]

Les amortisseurs, long sujet de polémique que je décide d’aborder ici pour clarifier certains points et certaines idées reçues. De plus en plus, on entend dire que les amortisseurs ne servent à rien, je vais essayer de répondre à cela ci-dessous.

Oui…. Et non ! En effet sous une selle adaptée rajouter une épaisseur entre la selle et le tapis (fin le tapis hein !) peut totalement ruiner le fitting de la selle et comprime le dos du cheval. Inutile aussi quand la selle peut être directement modifiée : reflockage et/ou changement d’arcade dans le cas d’un changement de morphologie ou de cheval.

Dans le cas d’une selle trop étroite, cela empire une situation déjà très inconfortable pour le cheval mais aussi pour le cavalier qui va basculer encore plus en arrière. (Position cul dans la brouette bonjour ! En plus de peser très fortement sur les lombaires du cheval)

Par contre, dans le cas d’une selle trop large on peut améliorer les choses en plaçant un amortisseur ainsi on va éloigner artificiellement la selle du garrot et soulager le cheval.

Cependant, de ce que j’ai pu voir, le vrai bénéfice passe par l’utilisation d’un correcteur et non d’un simple amortisseur qui ne va que déplacer le déséquilibre vers le haut. Donc au final, on ne remonte que d’un étage la pression exercée sur le dos du cheval quand le déséquilibre est important (soit vers l’avant, soit vers l’arrière).

Un correcteur est composé d’une ou plusieurs parties surélevées, il en existe à tous les prix et dans des sortes de matériaux différents.

Parmi les plus connus:

Les Mattes en mouton ou en coton: ils sont fournis avec des cales en feutre de 5mm d’épaisseur (livrées nombre de 12 pour être exacte).

Le correcteur Prolite: il en existe plusieurs modèles avec un, deux ou trois compartiments afin d’ajuster au mieux en fonction des déséquilibres observées. Ce correcteur est composé d’une mousse très technique qui va rehausser de façon plus importante la selle vers le haut. Sa matière doit être mise directement sur le dos car elle a des propriétés thermoformables, c’est donc en l’utilisant de cette manière que le Prolite sera le plus efficace.

Mais de façon générale, cela est bien mieux et surtout plus précis de ne PAS utiliser de tapis sous un correcteur. (Désolée pour les Fashionistas…). Mais pour ceux qui veulent un tapis absolument optez pour le tapis avec correcteur intégré!

Je n’en cite que deux, mais il en existe dans d’autres marques : LeMieux, Christ, Wintec…. L’important c’est de toujours avoir la gouttière et d’avoir une forme dégarottée le long de la ligne du dessus.

Pour ajuster votre correcteur, il est mieux de faire appel à son saddle fitter pour vous conseiller et pour choisir le nombre de cales ainsi que le modèle qu’il faut au cheval.


Et côté cavalier?

Messieurs dames, cela change TOUT !!! La position du cavalier va se trouver fortement altérée après la mise en place du correcteur. Alors attention altérée mais dans le bon sens du terme ! En effet, le déséquilibre (avant ou arrière) va disparaître et le cavalier va retrouver son centre de gravité au-dessus de celui de son cheval et pourra de nouveau fonctionner correctement sans lutter pour conserver une position juste et stable.

Alors finalement le correcteur peut résoudre tous les problèmes de selle inadaptée!

Non désolée… Ce n’est qu’une utopie que de penser ça. Quand la selle est à un degré d’inadaptation trop important, il sera impossible d’avoir quelque chose de correct avec tous les correcteurs du monde.
Exemple concret : quand une selle touche littéralement le garrot, même en essayant d’ajouter des épaisseurs devant, le déséquilibre est tellement important et tellement douloureux qu’on va venir renverser totalement le cavalier vers l’arrière qui va peser non plus sur le garrot mais sur les lombaires. Et va de toute façon exercer une forte compression sur les vertèbres avec en plus un rajout d’épaisseur. Entre la peste et le choléra….

Ma selle fait pont, est ce que le correcteur peut m’aider?

Oui ça peut aider et soulager la pression au centre avec un correcteur muni de trois poches. L’épaisseur rajoutée au centre va venir combler le « vide » provoqué par un arçon trop droit. Toujours pareil cependant, ceci ne doit pas être une solution ad vitam, c’est uniquement pour une période transitoire et ce n’est pas l’idéal!

Pour résumer, il faut utiliser un correcteur de la manière suivante: si la selle a un déséquilibre vers l’avant, on va ajouter des cales à l’avant et inversement.

Il faut aussi parfois en mettre dans toutes les poches en fonction de la selle utilisée et de l’épaisseur des panneaux.

L’utilisation des correcteurs doit être un ajustement temporaire lié à un changement de morphologie du cheval ou d’attente d’une nouvelle selle par exemple (ou alors juste une amélioration mineure éventuellement).

C’est pour ça que je persiste, c’est difficile d’ajuster correctement ce type de produit donc appelez un pro pour le faire avec vous et pour réaliser un essai à cheval afin de valider le fitting général pour le couple. 

Exemple d'une correction avec un amortisseur Mattes pour une selle trop large avec un léger manque de panneau derrière:




A venir: un nouvel article sur l’importance de la selle adaptée pour le cavalier et l’influence sur la position (déjà abordée rapidement ici vous en conviendrez). 

Ice Queen

samedi 20 juin 2015

Pour les Nuls... Les Plantes Toxiques, III (Partie B) - Cyberds.

PLANTES TOXIQUES POTENTIELLEMENT MORTELLES (PARTIE B)


EUPHORBES:
Il existe environ 2 300 espèces d'euphorbes, certaines tropicales et très différentes des euphorbes européennes par leur aspect général (quelques-unes ont même la forme de cactus). Leur principal point commun est leur latex, liquide blanc qui apparaît à la cassure et qui est très toxique en raison de l'euphorbone qu'il contient. Il provoque des irritations de la peau et est dangereux pour les yeux. La toxicité est également valable pour les graines, utilisées autrefois comme purgatif.
Mortelles à partir de 50 g .

TROENE:
(Ligustrum) 
Les botanistes en comptent environ 50 espèces, dont 25 environ vivent en Europe, Asie, et Australie.
Les feuilles contiennent de la ligustrine qui provoque une faiblesse du train postérieur. Cette plante est mortelle pour les chevaux, la mort survient quelques heures après l'ingestion. Il n'existe aucun antidote.

MERCURIALE:
Normalement les chevaux ne mangent pas cette plante très toxique .
Elle provoque une atteinte du sang (destruction des globules rouges) et des troubles digestifs. Sa toxicité est maximale à la fin de l'été et rend l'urine foncée et les muqueuses jaunes.

ROBINIER-FAUX ACACIA:
L'arbre contient de la robine (dans l'écorce) et de la robinine (feuilles et graines), des lectines toxiques pour l'homme et les animaux. Il contient également de la phasine.
La phytotoxine est surtout très concentrée dans l’écorce, dont la dose mortelle commence à 150 g .

HELLEBORE:
Mortelle à partir de 60 g.

JUSQUIAME:
Cette plante est toxique, contenant divers alcaloïdes tels que l'atropine, l'hyoscyamine et la scopolamine. Elle est cependant moins dangereuses que le datura ou la belladone, qui contiennent les mêmes alcaloïdes mais en plus grandes proportions.

LAURIER-CERISE:
C'est un arbuste fréquemment planté en haies, appréciant les climats doux (côtes méditerranéenne et atlantique notamment). Il est aussi appelé laurier-amande ou laurier-palme. Ses feuilles, riches en acide prussique, dégagent des émanations toxiques et ne permettent pas leur utilisation en tant que condiment.
Cette plante fait partie des nombreuses plantes appelées lauriers en raison de l'aspect de leurs feuilles, elliptiques, coriaces et brillantes. Originaire d'Arménie, il n'a pourtant rien à voir avec le genre Laurus, puisqu'il appartient à la famille des Rosacées et au genre Prunus. Autres noms, utilisés parfois selon les variétés plantées : laurier de Trébizonde, laurier-amande, laurier du Caucase. On parle de "Laurière" pour un bosquet de ces arbres.
Les entomologistes utilisent parfois une feuille de laurier-cerise pour tuer "proprement" un papillon. Ils mettent le papillon et une ou deux feuilles de laurier-cerise dans un bocal fermé. En quelques heures, le papillon est empoisonné par les émanations toxiques des feuilles.
L'ensemble de la plante est toxique pour l'homme et les animaux. La dose mortelle est à partir de 400 g.

LAURIER TIN (VIORNE):
(Viburnum tinus L. / Viorne tin) On rencontre parfois l'orthographe «laurier-thym», ce qui est une erreur, cette plante n'ayant aucun rapport avec le thym.

SENECIO JACOBEA ou HERBE DE JACOB:
Cette herbe contient des alcaloïdes qui ont mené, après ingestion chez chevaux, bovins et ruminants et certains mammifères (comme l’homme) à de très graves empoisonnements du foie, menant souvent à la mort. En état séché le poison reste actif mais n’est plus reconnu par les animaux à son odeur. Les alcaloïdes se stockent dans le foie, même sur de longues périodes et après ingestions répétés un empoisonnement du foie est inévitable, souvent avec un résultat mortel.
  • Parties toxiques : toute la plante surtout lors des premiers stades de végétation et lors de sècheresse,
  • Principes actifs : plusieurs alcaloïdes à noyau pyrrolydizine dont les métabolites, produits dans le foie sont toxiques (sénecionine, rétrorsine et sénécionine...),
  • Circonstances d'intoxication : lors de consommation de fourrages conservés (foin, ensilage) car même sec, il reste toxique,
  • Toxicité : décrite surtout chez le cheval mais aussi chez les bovins, et l'homme (champs de blé contaminés par du séneçon); ovins moins concernés,
  • Doses : létal pour un cheval à la dose de 3 à 5% PV (300g/j pendant 50 jours tue un cheval); intoxication chronique avec 50 à 100g pendant 6 à 8 semaines,
  • Organe cible : foie,
  • Symptômes : l'intoxication est le plus souvent chronique : latence et accumulation pendant 1 à 2 mois puis amaigrissement progressif, diminution d'appétit, constipation, muqueuses sub-ictériques à ictèriques, démarche chancelante, décubitus, fatigue intense et mort. Lors d'intoxication aiguë, on observe un ictère franc avec tachycardie et tachypnée, excitation alternant avec des périodes de prostration et évolution vers la mort en quelques heures à quelques jours,
  • Productions animales : le lait devient toxique,
  • Lésions : cirrhose hypertrophique avec mégalocytose, dégénérescence rénale, éventuellement ascite, inflammation gastro-duodénale avec ulcérations.
Traitement spécifique : Aucun, les lésions hépatiques sont irréversibles.

RICIN:
(Ricinus communis) 
Facteur toxique : Ricine, phytotoxine sur les graines uniquement.
Effet : Entraine une violente action purgative, intoxication accidentelle par les tourteaux. Dose mortelle à 25/50 grammes .











MOUTARDE NOIRE et MOUTARDE DES CHAMPS:
(Brassica nigra et Sinapis arvensis)
Les graines provoquent une gastro-entérite. Un liquide abondant est sécrété par les naseaux et le cheval meurt par asphyxie.
 
GALEGA:
(Galega officinalis L.)
Encore toxique en foin. Coliques, œdème généralisé et mort en quelques heures.
Des cas d'intoxication ont été rapportés à partir de 40 grammes de plante sèche ingérée chez les chevaux.
Les symptômes sur le bétail sont assez caractéristiques: dyspnée, jetage spumeux, asphyxie, puis la mort. Il y a encombrement pulmonaire, la respiration est intense. Une fois l'animal dans cet état, la mort survient dans la demi-heure.

SORGHO:
(Sorghum Vulgare)
Ce sont les repousses, riches en acide cyanhydrique, qui sont toxiques: salivation, yeux révulsés, convulsions. Mort en 1 heure.

VESCE:
(Vicia) 
Contient de l’acide cyanhydrique, avec en plus des allergies et de la photosensibilisation. 







Cyberds

samedi 13 juin 2015

Pour les Nuls... Les Plantes Toxiques, III (Partie A) - Cyberds.

[ Voici enfin la partie finale (... ou pas!) d'un spécial "Pour les Nuls" sur les plantes toxiques. De part la longueur de cette article, il sera publié en deux parties: une aujourd'hui, la suivante la semaine prochaine! Rédactrement votre! ]

PLANTES TOXIQUES POTENTIELLEMENT MORTELLES (PARTIE A)


FAUX-EBENIER ou CYTISE:
(Cytisus laburnum)
Famille des papilionacées.
Arbuste à grappes de fleurs jaunes et feuilles trifoliées, souvent planté comme ornemental (hauteur : jusqu'à 7 m). Les feuilles, les fleurs et surtout les baies sont toxiques.
L'ingestion provoque une forte sudation, des tremblements musculaires et parfois des convulsions. La mort peut survenir si les muscles respiratoires sont atteints soit environ 250 grammes de baies ingérées.


LAURIER-ROSE:
(Nerium oleander)
Plante ornementale pas particulièrement appréciée par les équidés. Elle est très toxique, voire mortelle : des animaux se seraient intoxiqués en buvant dans un abreuvoir contenant des feuilles de laurier-rose ! Toutes les parties de la plante sont donc toxiques, ainsi que le jus qu'elle produit et il faut se méfier des fourrages qui pourraient en contenir !
30 à 60 grammes de feuilles suffisent à tuer un cheval et il n'existe aucun traitement efficace.
Les troubles sont essentiellement digestifs et cardiaques, puis nerveux et respiratoires, avec mort par asphyxie.

DIGITALE POURPRE:
(Digitalis purpurea)
Genre de scrofulariacées dont les fleurs ont la forme d'un doigt de gant aux fleurs en forme de cloches mauves ou roses, et qui croît dans les sous-bois clairs, sur sol siliceux.
On extrait de la digitale pourprée un poison violent: la digitaline, utilisé dans le traitement de certaines maladies du coeur. En général, les chevaux évitent cette plante. 25 espèces:
Digitale pourprée (digitalis purpurea),
Digitale jaune (digitalis lutea),
Digitale à grande fleur (digitalis grandiflora).
Les feuilles sont toxiques. 40 g suffisent à tuer un homme.
En cas d'ingestion, ne serait-ce que 150 grammes, ils risquent de mourir de paralysie respiratoire.

IF:
(Taxus baccata)
Arbre gymnosperme à feuillage persistant et à baies rouges que l'on trouve encore beaucoup dans les cimetières et sur terrain calcaire, pouvant pousser spontanément dans les montagnes calcaires, peut atteindre 15 m et vivre plusieurs siècles.
Moins d'une centaine de grammes ingérés peuvent être fatal! L'if ressemble à un sapin, mais ses aiguilles sont plus plates, de couleur vert-foncé et brillant d'un côté, et vert-pâle et mat de l'autre et il n'a pas de résine. À l'automne, les pieds femelles portent de petits fruits rouges, seuls éléments de l'if qui ne soient pas toxiques. Les feuilles, bois et écorces sont toxiques et la graine que l'on aperçoit par l'ouverture du fruit est, elle, très toxique.
Les intoxications surviennent généralement chez les chevaux ayant accès à des branches élaguées. Si le cheval a consommé de l'if, il faut lui retirer immédiatement de la bouche les branches toxiques et appeler d'urgence le vétérinaire. Hormis un lavage gastrique et l'administration d'un purgatif, il n'existe pas d'antidote au taxol, la toxine contenue dans cet arbre.
Si le cheval est vraiment intoxiqué, il va manifester des signes d'excitation nerveuse, puis de prostration, des troubles de l'équilibre, avant de tomber dans un coma dont il ne se relèvera pas ... Il n'existe ni traitement efficace ni antidote.

BELLADONE:
(Atropa Belladona) ou bouton noir ou guigne de la côte ou morelle furieuse ou belle dame ou herbe empoisonnée: les feuilles sont réputées hallucinogènes, 10 baies tuent un homme.
C'est une grande plante ramifiée pouvant atteindre 1,5 m, aux feuilles ovales pointues, pétiolées, aux fleurs en cloche, solitaires, pendantes, brunes à l'aisselle des feuilles. Les fruits sont des baies noires luisantes de la taille d'une cerise. La plante est très toxique pour l'homme dans toutes ses parties. Elle contient divers alcaloïdes, dont l'hyoscyamine et l'atropine. Dilatation des pupilles puis paralysie.


MORELLE DOUCE AMERE:
(Solanum dulcamara)
La douce-amère est une plante fortement toxique pour tous les mammifères, hommes et animaux domestiques inclus. Elle le serait aussi pour les tortues terrestres. Si un cheval ingère 130gr de la plante, une paralysie mortelle peut survenir. Heureusement, il semble qu’elle ne soit pas recherchée par les équidés.


GUI:
(Viscum album)
On l'appelle aussi «bois de Sainte Croix». Seules les baies translucides sont toxiques. Les signes d’affaiblissement cardiaque surviennent après l’absorption de 20 baies.

COLCHIQUE D'AUTOMNE:
(Colchicum automnale)
Il a aussi pour nom: safran bâtard, safran des pays (son apparence est proche de celle du safran), ail des prés, chenard, mort chien, tue-chien, tue-loup, vachette, ou veilleuse.
Toute la plante est toxique. La dose mortelle pour l’homme est de 5g. Mort par arrêt respiratoire.

ARUM TACHETE:
(Arum maculatum)
Aussi appelé: gouet ou pied de veau ou fleur de serpent ou cornet ou chandelle ou contre-feu ou marteau de ste-marie ou pilon ou vaquette. Les feuilles et le fruit sont toxiques.
Les symptômes apparaissent après l’ingestion de 20 baies.


BUIS:
(Buxus Sempervirens)
L'intoxication par cet arbuste ornemental nécessite l'ingestion d'environ 750 grammes de feuilles fraîches ou d'écorce, pour donner lieu à des coliques violentes et des diarrhées. Des troubles nerveux (convulsion et paralysie respiratoire) sont également possibles en cas d'ingestion massive.

GRANDE CIGUE:
(Conium maculatum)
Ou cigüe tachetée: le fruit est le plus toxique puis la fleur et les feuilles. La grande cigüe est un POISON VIOLENT. 6 à 8 g de feuilles suffisent à tuer un homme.
Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens et de la colonie phocéenne de Massilia (Marseille) pour exécuter les condamnés à mort et les «suicides commandés».

CIGUE VIREUSE:
(Cicuta virosa) 
Ou cigüe aquatique, cicutaire, cigüe d’eau, persil des fous: La plante entière provoque 1 empoisonnement mortel. Le tubercule est très toxique. 150 g tue 1 cheval.
Cette plante contient de la cicutoxine, un alcool hautement insaturé très toxique qui agit comme antagoniste des récepteurs GABA. Le poison est surtout concentré dans le rhizome, qui peut être confondu avec celui d'une carotte sauvage.
C'est l'un des poisons végétaux les plus connus dans l'Antiquité notamment pour commettre des crimes ou se donner la mort.

ACONIT:
Les Aconits sont des espèce de plantes du genre Aconitum, famille des Ranunculaceae. Ce sont pour un certain nombre des plantes poussant souvent en montagne, dont les fleurs semblent coiffées d'un casque et qui contiennent des alcaloïdes toxiques, dont l'aconitine, poison mortel pour l'homme et pour de nombreux animaux.
L'Aconit était utilisée pour empoisonner les pointes de flèches.
Plante très toxique, provoque la paralysie du pharynx, la diarrhée et l’anurie . Dose mortelle chez le cheval dès 300 g.

ARNICA:
Arnica est un genre d'environ 30 espèces de plantes pérennes, herbacées, appartenant à la famille des Asteraceae. Ce genre montagnard se développe essentiellement dans les régions tempérées né-arctiques (Amérique du Nord). Seules deux espèces sont natives des régions palé-arctiques (Eurasie) : Arnica angustifolia et Arnica montana.
Provoque des spasmes vomiformes, crises nerveuses, hémorragies et mort dès 500 g pour un cheval.

DATURA STRAMOINE:
Elle est très vénéneuse, c'est la plus toxique de toutes les solanacées, ce qui la rend potentiellement dangereuse . De très petites quantités suffisent pour déclencher une intoxication grave, l'ingestion de 4 à 5 g de feuilles suffit pour tuer un enfant. à partir de 125 g, la dose est mortelle pour le cheval. Le cheval ne s’intéresse à cette plante que quand il est affamé . Elle est toxique dès 10 g .En cas d'empoisonnement au datura, une hospitalisation d'urgence est requise où sera pratiqué un traitement qui est avant tout symptomatique: lavage d'estomac, sédation par injection de benzodiazépines, réhydratation.



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